1
Il est rare d’éprouver de la fierté à participer, comme organisateur ou comme public, à une manifestation artistique.
2
Entre la fierté et la honte il n’y a qu’un caniveau, vite franchi.
3
D’Avignon à Linz, la curiosité du public est un leurre. Chacun va vers ce qu’il croit connaître, qui a déjà fait l’objet de validation de la part d’instances incertaines, et qui permet de rester à tout prix dans le coup.
4
Le public le plus branché est aussi le plus sectaire, le moins curieux, le plus arrogant, le plus inculte.
5
La tâche qui consiste à séduire (à coups de communication et de relations publiques) ou à rassurer est misérable.
6
Il n’y a aucune raison que le public s’oppose à l’esprit de l’époque : remixage général des commentaires et des analyses.
7
La notion même de public n’a pas de sens, puisqu’elle désigne un zombie protéiforme, résultat de l’accouplement dérisoire du consommateur, de l’électeur et du citoyen nationaliste et mondialisé.
8
Le "peuple de gauche", emmené par des artificiers au service de la communication politique des Princes adhère (au sens ou la colle ,"superglue" adhère) sans broncher à la déferlante anxiolytique.
9
Rien de surprenant. Les clivages politiques ne désignent rien d’autre que les stratégies cantonales (et globalement consensuelles) d’accompagnement de la crise globale.
10
Pour l’art, le travail est ailleurs : "hors de", "hors de là", "hors de soi", "hors du public", "hors de l’art".
11
Voilà qui ouvre suffisamment de perspectives.


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