En quelques années, la trottinette électrique est passée du gadget urbain au moyen de transport quotidien. Avec plus de 3 millions d’engins en circulation en France, la question de l’assurance se pose de plus en plus souvent, et pourtant beaucoup d’utilisateurs ignorent encore leurs obligations réelles.
Une obligation légale depuis 2019, pas toujours connue
Depuis le décret du 23 octobre 2019, toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une assurance responsabilité civile. C’est l’article L.211-1 du Code des assurances qui le prévoit, et cela vaut même pour un usage ponctuel. Les trottinettes font partie de la catégorie des EDPM (engins de déplacement personnel motorisé), au même titre que les gyropodes ou les monoroues.
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Concrètement, la RC minimale couvre les dommages causés aux tiers en cas d’accident. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’elle ne protège pas le conducteur lui-même. Pour ça, une garantie protection corporelle doit être souscrite en complément, en option. Des garanties vol ou casse existent aussi, selon les contrats. La page dédiée à l’assurance trottinette électrique de Nexyo détaille les différentes formules disponibles selon les situations.
À noter : depuis le 1er avril 2024, la vignette d’assurance et la carte verte ne sont plus obligatoires. La preuve de couverture est désormais vérifiée via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), consultable par les forces de l’ordre.
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Des accidents en forte hausse qui changent la donne
La réglementation ne tombe pas du ciel. En 2024, 45 personnes ont perdu la vie sur une trottinette en France, un chiffre qui a plus que quadruplé depuis 2019. En 2025, ce bilan atteignait 80 décès, soit 35 de plus en un an seulement. Certains territoires sont particulièrement touchés : dans l’Hérault, le nombre de blessés a augmenté de 50 % en 2024, avec quatre morts recensés, dont 70 % des accidents concentrés dans la seule métropole de Montpellier.
Ces chiffres rappellent que circuler sans assurance, c’est s’exposer à des conséquences financières très lourdes en cas d’accident. Rouler non assuré constitue un délit, passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros, voire d’une confiscation du véhicule. En cas de sinistre, le conducteur non assuré supporte l’intégralité des réparations dues aux victimes, que le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) indemnise dans un premier temps avant de se retourner contre lui.
La trottinette électrique gagne en popularité, mais le cadre légal qui l’entoure évolue vite. Bien comprendre ses obligations avant de rouler, c’est se protéger soi-même autant que les autres.

